Cette quitare acoustique sur fond de beat hip-hop, cette voix rauque, pas de doute, on est bien chez Everlast. Pourtant, quelque chose est différent : l’histoire parle de Virginie du Sud, d’Alabama, de Savannah, d’Atlanta. Et de country. L’Irlandais de Boston s’est définitivement déterritorialisé au Sud de la ligne Mason-Dixon, pour y retrouver les fantômes de la country, de la soul du Sud et des white trash qu’il chante avec tendresse et mélancolie de sa voix si particulière. Everlast a aussi le coeur brisé, « Broken », « Sleeping Alone », « Angel », « Lonely road », ça sent la séparation douloureuse, avec ce qu’il faut de pathos et à la limite parfois d’un sentimentalisme très country dans l’esprit. La country, reprise dans « This Kind of Lonely », mais aussi la soul, avec un brillant « Soul Music », hip-hop avec samples de voix en accéléré, et « Ticking Away », même façon, encore plus efficace. « The Warning » reste le plus hip-hop dans l’âme, menaçant, comme pour rappeler que le mauvais garçon n’est pas si loin. Mais c’est la tendresse, pour les femmes, qu’il a perdu, qu’il voudrait aimer, qui est au coeur de cet opus, les superbes « White Trash Beautiful » et « Sad Girl », deux portrait touchant juste et touchants tout simplement, le premier et sa mélodie tristos avec guitare slide, le second porté par un beat tranquille, sentant le Sud à plein nez. Le plus cohérent et le plus recherché musicalement de ses albums solo jusque là, un amour et une empathie des petites gens de l’Amérique profonde. Everlast n’a jamais été aussi généreux et porté sur les autres.
Rating: 4 / 5
Cette quitare acoustique sur fond de beat hip-hop, cette voix rauque, pas de doute, on est bien chez Everlast. Pourtant, quelque chose est différent : l’histoire parle de Virginie du Sud, d’Alabama, de Savannah, d’Atlanta. Et de country. L’Irlandais de Boston s’est définitivement déterritorialisé au Sud de la ligne Mason-Dixon, pour y retrouver les fantômes de la country, de la soul du Sud et des white trash qu’il chante avec tendresse et mélancolie de sa voix si particulière. Everlast a aussi le coeur brisé, « Broken », « Sleeping Alone », « Angel », « Lonely road », ça sent la séparation douloureuse, avec ce qu’il faut de pathos et à la limite parfois d’un sentimentalisme très country dans l’esprit. La country, reprise dans « This Kind of Lonely », mais aussi la soul, avec un brillant « Soul Music », hip-hop avec samples de voix en accéléré, et « Ticking Away », même façon, encore plus efficace. « The Warning » reste le plus hip-hop dans l’âme, menaçant, comme pour rappeler que le mauvais garçon n’est pas si loin. Mais c’est la tendresse, pour les femmes, qu’il a perdu, qu’il voudrait aimer, qui est au coeur de cet opus, les superbes « White Trash Beautiful » et « Sad Girl », deux portrait touchant juste et touchants tout simplement, le premier et sa mélodie tristos avec guitare slide, le second porté par un beat tranquille, sentant le Sud à plein nez. Le plus cohérent et le plus recherché musicalement de ses albums solo jusque là, un amour et une empathie des petites gens de l’Amérique profonde. Everlast n’a jamais été aussi généreux et porté sur les autres.
Rating: 4 / 5